L’Urtiin Duu – Chant traditionnel mongol

22
déc

Chant long – Chant traditionnel mongol
Dans ce chant , ce n`est pas la parole qui est longue, c`est sa mélodie et il est nommé par la durée de la mélodie. Le chant long est né grâce à la nature et au mode de vie nomade au cours de centaines d`années. Il a réussi à surmonter la sélection naturelle. Comme le chant « Deux chevaux gris » (Khoyor zagal) qui est chanté depuis 800 ans et « Tumen ekh » environ 300 ans. Le chant long traduit la terre, le ciel, les montagnes, l`eau, la vie heureuse, la lutte du peuple, la légende amoureuse ou la tristesse et la peine. Il est crée le plus souvent par la pensée philosophique. Ce chant est répandu essentiellement sur le territoire des peuples du Khalkha central et on le distingue par sa manière de chanter, avec une particularité mélodique : les chants longs de Borjigon, des aimags occidentaux, du Khalkha central , des aimags orientaux et de Bayanbaraat.
Dès la période ou l`art professionnel commerce à se développer en mongolie, le chant long s`associe à la mélodie des aimgas centraux et orientaux pour devenir un genre à part entière, tout en se perfectionnant, continuellement. Auparavant, les chants longs «Tumen ekh » « Alta bogdyn shil » « Naiman takhil » « Durtmal saikhan » n`étaient chantés que par les hommes. On s`amuse parfois en disant que si l`homme ne sait pas chanter trois chants longs au festin ou s`il ne peut pas vaincre trois fois dans la lutte , on ne le considère pas comme un vrai homme. Même à présent, on ne peut pas imaginer les mongols sans cheval, sans la vielle à tête de cheval (morin khuuur) et sans chant long.

Leave A Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *